La promotion à la hors classe d'enseignants avec une faible AGS n'a aucune répercussion financière pour le promu. En revanche elle permet au ministère de bloquer l'accès des emplois de hors classe pour des enseignants pour lesquels l'accès à la hors classe représenterait une sensible amélioration financière. En outre les collègues au 11ème échelon qui partiront à la retraite sans avoir la hors classe verront le montant mensuel de leur pension amputé de l'équivalent de 2000 francs.
Donc en promouvant des enseignants aux 7ème, 8ème et 9ème échelons de la classe l'administration réalise en fait d'importantes économies sur le dos des collègues.
L'an passé avec la liquidation du barème national reposant principalement sur des critères d'ancienneté, certains recteurs ont promus quelques jeunes enseignants. Mais dans l'ensemble les promus étaient au 11ème échelon avec 3 ou 4 ans d'ancienneté.
Enfin il ne faut pas oublier que les nouveaux critères d'accès à la hors classe introduisent une très forte part au subjectif et donc à l'arbitraire.
Des collègues au 11ème échelon avec 3 ans d'ancienneté, une note pédago de 53 et une note administrative de 40 points n'ont pas eu la hors classe. En quoi ont-ils démérité ? Seraient ils devenus mauvais avec l'âge ? Certainement pas !
C'est un leurre que de faire croire aux jeunes enseignants qu'avec les nouvelles modalités ils pourront être enfin promus, que leur implication sera valorisée au travers de l'avancement.
Le but de l'opération c'est de faire des économies et d'atomiser les statuts nationaux !